top of page

Le Manifeste de l’Étrange : La Survie selon Walter Van Beirendonck

  • Elykia
  • il y a 4 jours
  • 1 min de lecture
Photographes : Ks1_photo, niizorsams
Photographes : Ks1_photo, niizorsams

L’hiver 2026 chez Walter Van Beirendonck ne se regarde pas, il se subit comme une décharge électrique. Oubliez la mode lisse : ici, le créateur belge balance ses « Épouvantails » sur le bitume, entre vrombissements de scooters et couleurs qui hurlent. Avec sa collection « SCARE the CROW », il transforme le vêtement en une barricade textile, un kit de survie pour une génération qui ne trouve plus sa place dans le catalogue propre du numérique.


Le génie de cette saison réside dans ce télescopage entre la ferraille de l’Art Brut et la douceur de l'enfance. C’est une armée de fortune où les pistolets à eau croisent des laines anglaises ultra-nobles, le tout scellé par du ruban adhésif industriel. On ne porte pas ces pièces, on s'y réfugie. Van Beirendonck traite le corps comme une sculpture précieuse qu'il faut protéger de la poussière du monde avec des housses monumentales et des accessoires mutants nés d'un crash avec Eastpak.


Au milieu de ce chaos maîtrisé, le retour de la figure Puk Puk agit comme un signal de révolte. Ce n'est plus seulement un défilé, c'est un manifeste pour le droit à l'étrange et au flamboyant. En détournant les codes de l'artillerie pour en faire des jouets et des fleurs en 3D, Walter prouve une fois de plus que la créativité la plus pure naît toujours dans les marges, là où la tendresse devient l'arme de défense la plus radicale.



Commentaires


bottom of page