Super Bowl 2026 : Bad Bunny transforme Santa Clara en forteresse latino
- Elykia
- il y a 9 heures
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Santa Clara a changé de nationalité le temps d'une mi-temps. Pour cette finale opposant les Seattle Seahawks aux New England Patriots, Bad Bunny a réalisé l'impensable : imposer un show intégralement en espagnol devant 130 millions d'Américains. L'artiste portoricain a refusé l'anglais pour livrer une performance de treize minutes qui tenait plus du manifeste culturel que du divertissement.

Dès l'ouverture, le ton était donné. Vêtu d'un ensemble blanc immaculé signé Zara, Benito a déambulé dans une reconstitution fidèle d'un quartier populaire de Porto Rico. Loin des scènes abstraites habituelles, le décor vivait : des joueurs de dominos aux vendeurs de piraguas (glaces traditionnelles) en passant par les devantures de salons de beauté. Cette immersion réaliste a servi de toile de fond aux tubes "Tití Me Preguntó" et "NUEVAYoL", ancrant le reggaeton dans ses racines sociales. La scénographie a pris une tournure dramatique avec l'effondrement contrôlé du toit d'un cabanon sous les pieds de l'artiste, symbolisant la fragilité des infrastructures de l'archipel face aux catastrophes climatiques.
Capture d'écran YouTube / Chaîne officielle de la NFL" ou "Source : YouTube via NFL Halftime Show
La surprise de la soirée est venue de l'arrangement musical. Lady Gaga a rejoint la scène pour une version salsa totalement inédite de "Die With a Smile". La star de la pop s'est pliée aux rythmes caribéens, créant l'image virale de la nuit. Ricky Martin a apporté sa légendaire énergie pour célébrer l'héritage de l'île, tandis que Pedro Pascal, Cardi B et Jessica Alba complétaient ce tableau d'une Amérique latine unie et conquérante.
Capture d'écran YouTube / Chaîne officielle de la NFL" ou "Source : YouTube via NFL Halftime Show
C'est le final qui a mis le feu aux poudres. Une semaine après avoir attaqué la police de l'immigration (ICE) aux Grammys, Bad Bunny a quitté le terrain en brandissant un ballon de football floqué du message : "Tous ensemble, nous sommes l'Amérique". Simultanément, un écran géant affichait : "La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour". Cette procession de drapeaux latinos a provoqué la colère immédiate de Donald Trump sur Truth Social, qualifiant le spectacle d'"affront". Bad Bunny a réussi son pari : utiliser la plus grande scène du monde pour redéfinir l'identité américaine.





























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