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Patricia Contreras: Du Mannequinat à l'entreprenariat


«Entrepreneuse, je le suis depuis toujours, car je travaillais avec mon père lorsque j’étais toute petite»



Modèle, actrice, influenceuse et entrepreneuse, Patricia Contreras a plus d’une corde à son arc. Sui- vie par plus de 664k followers sur Instagram, elle nous raconte son parcours du Mexique à la France et comment sa carrière de mannequin l’a menée jusqu’au petit écran.



Depuis combien de temps es-tu entrepreneuse et influenceuse?

Entrepreneuse, je le suis depuis toujours car je travaillais avec mon père lorsque j’étais toute petite. J’ai commencé ma carrière de modèle à Milan avec Women Agency et le destin a fait que je suis arrivée à Paris. Je suis alors devenue aussi influenceuse mode, beauté et lifestyle.


Quel est ton meilleur souvenir en tant que modèle?

Je me souviens que j’ai travaillé pour Vogue, Cosmopolitan et Glamour en Italie. En France, j’ai aussi travaillé pour Passionata, Etam et j’ai fait plein d’éditos. Pour moi qui, depuis toute petite, rêvais d’être dans les magazine mondiaux, me retrouver en Italie avec les meilleurs photographes et stylistes est mon plus beau sou- venir. C’est mon rêve qui devient réalité. Je suis à Paris, Je suis à Milan, je voyage dans le monde entier. Je vis mon rêve!


Quel a été ton ressenti la première fois que tu as vu ton travail?

C’est un sentiment de liberté et d’indépendance car je me suis re- trouvée à Milan, à voyager, à travailler et à gagner de l’argent. Mon père ne m’a pas aidé car il n’était pas trop d’accord pour que je parte. Il m’a dit:

«Moi, je ne suis pas trop partant pour que tu partes. Mais si tu veux partir, je respecte ton choix. Mais sache que si tu pars, alors c’est toi toute seule». Je suis partie quand même, je me suis dit, on verra. J’ai commencé à travailler tout de suite car j’étais jeune, j’ai décroché plein de boulots. C’était un sentiment incroyable qui m’a permis de prendre plus confiance prendre plus confiance en moi et de continuer sur ce chemin.


Lorsque tu fais des castings, es-tu toujours aussi stressée?

Sincèrement, les castings à Milan étaient vraiment terribles. Tu arrivais à des castings avec des centaines de filles. Je pense que ça aide tout de même à développer une certaine patience ou à être plus tolérante lorsque parfois, ils vont te prendre et des fois non. Aujourd’hui, si l’on me prend, je suis hyper contente.


En plus d’être modèle photo, tu es également actrice, youtubeuse et designer. Comment fait-on pour gérer tous ces domaines proches mais éloignés à la fois?

Je n’ai en réalité jamais voulu devenir actrice. Quand j’étais en Italie, le travail en tant qu’actrice est arrivé tout seul. C’est quelque chose que je n’ai jamais cherché. La télé, les séries, je me suis dit pourquoi pas, je vais le faire aussi. Mais il y a 3 ans, je suis devenue une passionnée. Je me suis rendu compte que j’aimais interpréter des rôles, me mettre dans la peau d’autres personnages. Je pense que Youtube fait partie des réseaux sociaux. Je ne me définis pas comme une youtubeuse. Je me suis dit pourquoi ne pas faire une chaîne où je partage les choses que je fais. Mais ce n’est pas un métier que je fais en entier car aujourd’hui, c’est un vrai métier d’être youtubeuse. J’ai suivi des études d’art à l’École du Louvre, à la Parsons school et à l’École de Communication Visuelle à Paris. J’ai fait tout cela avant d’être enceinte car je me suis dit qu’il fallait que je fasse des études un peu plus formelles. Je pense que ça m’a beaucoup aidé. Mais en soi, je suis plus actrice ou modèle que designer.


Revenons aux réseaux sociaux. Es-tu proche de tes followers ? Est-ce que l’on te reconnaît souvent dans la rue?

Beaucoup de gens qui me suivent m’ont connu grâce aux émissions que j’ai faites en Italie. Mais je fais aussi beaucoup d’émis- sions en France. Il m’arrive parfois de croiser des abonnés. Par exemple, j’étais à l’aéroport en Italie et des personnes m’ont re- connue, certaines m’ont même envoyé des messages. Ça me gêne un peu car je me sens observée. Mais ça ne m’arrive pas tous les jours, juste de temps en temps.


Tu nous as parlé un peu de tes origines, peux-tu nous en dire plus?

Ma mère est espagnole et mon père a des origines italiennes. Je suis née au Mexique. Je peux donc me définir comme mexicaine italienne, espagnole et parisienne! (rires)


Tu as passé toute ton enfance au Mexique?

Oui, j’y ai passé mon enfance jusqu’à mes 17 ans. J’y suis née, j’y ai vécu et après, je suis partie.


Comment jongles tu entre l’éducation de ton enfant et ton côté entrepreneuse ? Ce n’est pas compliqué en étant maman?

Non, je peux dire que je suis vraiment quelqu’un d’hyperactif. Aujourd’hui, mon fils est ma priorité, je m’occupe personnellement de lui. Bien sûr, j’ai des personnes qui m’aident mais je suis assez stricte avec lui, je le suis vraiment. J’ai une responsabilité envers mon fils de près et c’est ça mon premier objectif


Les valeurs que tu transmets à ton fils viennent elles de ta propre éducation?

Il y a certaines valeurs que je continue à lui apprendre mais il y a des choses que je ne préfère pas. J’ai grandi dans une famille très religieuse et stricte, avec plein de tabous. Je pense que moi-même je suis née très libre dans ma tête et c’est aussi à cause de ça que je ne me suis jamais sentie assez à l’aise dans mon pays.

Je cherchais peut-être à travailler et à être avec des gens qui n’ont pas de tabous, qui sont libres dans leurs têtes et qui ne jugent pas. Je transmets à mon fils les valeurs de la liberté mais surtout les valeurs de l’unité. Je veux qu’il soit quelqu’un qui travaille, qui va suivre ses rêves et qui a sa propre personnalité. Je l’aide à se découvrir lui-même et je fais de mon mieux pour qu’il soit quelqu’un d’épanoui et de libre.


Peux-tu nous décrire ta personnalité?

Je pense que Patricia est une femme très décomplexée car je suis libre dans ma tête. Je suis quelqu’un de très instinctif, je veux faire ce que je crois être le mieux, même si les autres me disent de faire autre chose. J’écoute, j’analyse mais après je suis toujours mon instinct. Je suis aussi quelqu’un de frais, je prends les choses avec légèreté. Le monde est déjà compliqué, je pense qu’il faut prendre les choses comme elles viennent.


D’où vient ton attrait pour la mode, ta passion?

Plutôt que la mode, j’aime la beauté. J’aime tout ce qui est beau, sublime. Ma mère achetait plein de magazines de mode. C’est un cliché mais je pense que l’on a tous un peu découvert la mode de cette façon. Elle achetait les magazines Vogue, ELLE, Hola!, Vanidades ou Glamour de tous les pays! J’ai donc grandi en les feuilletant. Je regardais aussi Fashion TV. Je pense que c’est ça qui m’a ouvert à ce monde-là. Après, je crois vraiment au destin qui a fait que j’arrive à vivre de ça aujourd’hui.


Quels sont tes projets pour l’avenir?

Je voudrais faire tellement de choses que pour l’instant je ne préfère pas en parler. Mais j’aimerais un jour faire un livre pour conseiller les femmes. Les conseiller par rapport à leur liberté ou à leurs relations interpersonnelles, avec les hommes et les autres femmes car je vois qu’il y a trop de souffrances. Il y a trop d’inconformité chez nous parfois. Je peux dire aujourd’hui que je suis quelqu’un de content avec moi-même, mais je vois qu’en général les femmes ne sont jamais contentes. Je pense qu’il y a un moment où l’on doit quand même arriver à être reconnaissante.


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