Evelyn Kazantzoglou toujours en mouvement
- Issey
- il y a 2 jours
- 6 min de lecture

Il y a des personnalités dont le parcours ne se résume pas à une seule profession. Depuis plus de vingt-cinq ans, Evelyn Kazantzoglou évolue dans l’univers de l’image sous différentes formes. Mannequin, animatrice radio, présentatrice de télévision, créatrice de contenu et désormais entrepreneure, elle a construit sa carrière en suivant ses envies et sa curiosité. Son visage est familier du public grec, tandis que son travail l’amène régulièrement à voyager pour assister aux Fashion Weeks, au Festival de Cannes ou à d’autres rendez-vous internationaux.
Si son activité professionnelle occupe une place importante dans son quotidien, Evelyn revendique aussi un équilibre construit autour de ses proches, de ses passions et d’une certaine simplicité. Derrière les événements, les shootings et les caméras, elle cultive un mode de vie qui lui permet de garder les pieds sur terre et de préserver ce qui compte le plus à ses yeux.
Pour Yris Magazine, elle revient sur son parcours, son rapport à la mode, la création de contenu, son travail à la télévision et les projets qui l’attendent dans les prochains mois.
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous dire laquelle de vos nombreuses activités vous définit le mieux aujourd’hui ?
Tout d’abord, merci de m’accueillir, je suis très heureuse de participer à cette interview.
Je m’appelle Evelyn et je fais partie de l’univers de la mode depuis plus de vingt-cinq ans. J’ai commencé comme mannequin alors que j’étais très jeune, puis j’ai commencé à m’intéresser à la création d’images et au design de mode tout en poursuivant ma carrière de mannequin. À 22 ans, j’ai débuté comme productrice radio, un métier que j’ai exercé pendant quinze ans, avant de devenir présentatrice de télévision sur des émissions consacrées à la mode et à la musique.
Aujourd’hui, j’aime profondément la manière dont Internet a transformé notre industrie. La création de contenu sur les réseaux sociaux m’offre la liberté que j’ai toujours recherchée dans ma vie professionnelle. Je me lance également dans le monde de l’entrepreneuriat en réalisant enfin un rêve qui me tient à cœur : créer des produits de coiffure.
Votre quotidien se partage entre les plateaux de télévision et les objectifs des photographes. Comment préservez-vous votre identité au milieu de toutes ces images de vous-même ?
J’aime mon métier, sincèrement. Il me fait me sentir vivante et je mesure la chance que j’ai de pouvoir exercer une activité qui me passionne depuis autant d’années. Mais dès que je cesse de travailler, j’apprécie le calme.
Je suis entourée du même cercle de proches depuis des années. Nous entretenons des relations sincères qui me permettent d’être moi-même sans avoir peur du jugement. Pendant mon temps libre, j’essaie de faire des activités totalement éloignées de mon travail. Je fais de l’équitation, je visite des galeries, je vais à la fête foraine, je joue avec les enfants de mes amis. Cela me permet de me déconnecter.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de passer de l’autre côté de l’écran et de devenir présentatrice ?
Pour être totalement honnête, ce n’était pas mon idée. J’étais jeune et cela semblait être l’étape logique après le mannequinat : passer à la radio puis à la télévision.
Il m’a fallu des années pour aimer ce métier autant que j’aimais la mode. J’ai dû créer un environnement dans lequel je me sentais à l’aise, et j’y suis parvenue. Aujourd’hui, j’aime me réveiller le matin et aller travailler avec des personnes auxquelles je tiens sincèrement.
On vous voit régulièrement lors des grands événements de mode. Est-ce avant tout un plaisir personnel ou une composante essentielle de votre activité professionnelle ?
En venant de Grèce, qui reste un marché relativement petit, il n’est pas toujours facile d’être invitée à ce type d’événements. Je considère donc cela comme un défi. Je me pousse constamment à aller plus loin et cela entretient ma motivation.
Et honnêtement, dès que je voyage à l’étranger, je profite de chaque instant, même des moments les plus compliqués.
Comment préparez-vous vos apparitions à la télévision ? Existe-t-il un rituel que le public ne soupçonne pas ?
J’aime me considérer comme une athlète, car je suis très disciplinée. Je ne cesse jamais de travailler sur moi-même, même lorsque je n’ai aucun projet en cours.
Lorsqu’un projet commence, nous nous investissons à cent pour cent. Je fais du sport pour garder l’esprit clair et mon équipe se retrouve souvent chez moi. Nous mangeons ensemble, nous partageons nos nouvelles et nous prenons le temps de nous retrouver.
J’aime également purifier ma loge avec de l’encens et j’emporte toujours ma machine à café avec moi. Tout le monde est le bienvenu pour entrer et s’y sentir comme à la maison.
S’il fallait choisir un accessoire qui ne vous quitte jamais, lequel serait-il ?
Mes ceintures.
J’en possède une immense collection : ceintures corsets, tailles basses, tailles hautes, dans toutes les couleurs possibles.
Peu importe qu’elles soient à la mode ou non, je les adore.
Comment choisissez-vous les projets et les marques avec lesquels vous collaborez ?
Je dois avant tout apprécier sincèrement la marque et lui faire confiance.
Ensuite, ce sont les personnes qui se trouvent derrière le projet qui comptent : leur vision, leurs valeurs, leur personnalité et leur manière d’agir.
J’ai besoin de me sentir inspirée et motivée. Si ce sentiment n’est pas présent, cela ne m’intéresse pas.
Quelle est la pièce de votre garde-robe qui possède la plus forte valeur sentimentale ?
Mon premier sac, celui que j’ai acheté grâce à l’argent gagné lors de mon premier grand contrat de mannequinat.
C’est un Saddle Bag Dior marron que je porte encore aujourd’hui.
Vous êtes parfois photographiée spontanément dans la rue. Quel regard portez-vous sur ces images comparées aux photos réalisées en studio ?
Ce sont en réalité mes préférées.
La photographie continue de me surprendre parce que chaque photographe perçoit quelque chose de différent. J’aime cette part d’imprévu.
Avec près de 200 000 abonnés, comment parvenez-vous à rester authentique et à déconnecter ?
Tout ce que je fais vient du cœur.
Le travail reste le travail et la vie privée reste la vie privée. Je ne ressens pas le besoin de transformer mon quotidien en émission de téléréalité.
Lorsque je suis chez moi, je suis exactement comme tout le monde. Le plus important est qu’Evelyn reste Evelyn, quel que soit le contexte.
Quel est votre degré d’implication dans la création de vos contenus ?
Absolument tout part de moi.
La direction artistique, le montage, le stylisme, la coiffure et le maquillage sont souvent des domaines dans lesquels je m’implique personnellement.
Je suis entourée de collaborateurs talentueux, mais j’aime participer à chaque étape du processus.
Quels sont vos projets personnels et professionnels pour 2026 ?
Cette année a déjà été extraordinaire.
J’ai présenté mon premier TEDx, participé à plusieurs Fashion Weeks dans différents pays, découvert Roland-Garros ainsi que le Festival de Cannes, joué dans une série Netflix et concrétisé des collaborations dont je rêvais depuis des années.
Très bientôt, je lancerai ma propre gamme d’outils de coiffure, un projet qui me tient particulièrement à cœur depuis longtemps.
Au-delà de cela, je reste ouverte aux nouvelles expériences et aux opportunités. Tant qu’un projet me passionne et me permet de travailler avec des personnes inspirantes, il m’intéresse.
Au fil de cette conversation, Evelyn Kazantzoglou dévoile un parcours construit sur la constance, la curiosité et l’envie d’évoluer. Après plus de deux décennies passées devant les caméras, elle continue d’explorer de nouveaux territoires tout en restant fidèle à sa personnalité. Une trajectoire qui témoigne d’une capacité à se renouveler sans jamais perdre de vue ce qui l’a menée jusqu’ici.
Vos cheveux roux sont devenus votre signature. Est-ce un choix lié à votre image publique ou simplement ce qui vous ressemble le plus ?
J’ai essayé pratiquement toutes les couleurs imaginables : du noir bleuté au blond platine, en passant par le rose ou le vert.
Mais le roux est la couleur qui correspond véritablement à mon âme. Chaque fois que je retrouve cette couleur, je me sens incroyablement bien. Et je ne compte pas en changer de sitôt.
Quel est votre rapport aux matières et aux vêtements ? Privilégiez-vous le confort ou la structure d’une pièce, même lorsqu’elle est plus exigeante à porter ?
Sans hésitation, le confort lorsque mes journées sont chargées. J’aime me sentir libre de mes mouvements lorsque j’ai beaucoup de choses à faire.
Cela dit, je porte aussi régulièrement des pièces plus structurées pour certaines occasions. Mon dressing est donc un équilibre entre les deux.


















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