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EMMA : Des papillons dans le cœur, de l'ironie dans les mots

  • Issey
  • il y a 3 heures
  • 7 min de lecture

Les papillons, les souvenirs et l’art de ne jamais se prendre trop au sérieux

Entre douceur pop, nostalgie assumée et ironie bien placée, EMMA dessine depuis plusieurs années un univers singulier où les émotions se racontent avec légèreté. Révélée au grand public par la Star Academy, l’artiste de 25 ans poursuit aujourd’hui son chemin avec une identité de plus en plus affirmée.


À travers son nouveau titre Papillons, elle transforme les déceptions amoureuses en mélodies lumineuses, mêlant confidences personnelles, autodérision et regard tendre sur les petites catastrophes sentimentales qui jalonnent la vie. Derrière son esthétique délicate et ses visuels soignés se cache une jeune femme authentique, spontanée et profondément attachée à rester elle-même.

Pour YRIS Magazine, EMMA revient sur son parcours, ses inspirations, son rapport à la mode, aux réseaux sociaux et aux rêves qui l’animent aujourd’hui.


Pour les personnes qui te découvrent aujourd’hui, comment tu te présenterais en quelques mots ?

Alors bonjour tout le monde moi c’est Emma, je suis artiste, plus précisément je fais de la pop, j’ai sorti récemment mon nouveau titre qui s’appelle Papillons ! Ma musique je la décrirais comme douce, mais un peu piquante à la fois, j’aime bien rajouter ma touche d’ironie dans les chansons, y’a souvent pas mal de nostalgie aussi dans ce que je raconte. J’aime bien parler de sujets qui me touchent avec beaucoup de légèreté pour créer un contraste.


Ton univers est à la fois doux, mélancolique et très visuel. D’où vient cette identité artistique ?

J’essaie d’être la plus authentique possible, naturellement ce qui vient quand je suis en studio c’est ce style de musique doux, sensible, nostalgique, j’ai longtemps cherché mon univers mais je me sens aujourd’hui très alignée avec ma musique.


Au-delà de la nostalgie, je suis une personne assez solaire, alors quand je raconte mes histoires j’y ajoute toujours une pointe d’ironie, de légèreté et c’est ce qui fait que c’est ma musique. Je ne me sens pas moi-même quand c’est 100 % premier degré.


Dans ma musique je ne me prends pas trop au sérieux et c’est ce que j’ai envie de transmettre aussi aux gens qui m’écoutent, j’ai envie d’apporter un peu de fun et de rendre les choses de la vie un peu plus cool qu’elles ne le sont parfois.


Dans mes visuels j’ai à la fois ce côté très féminin mais aussi effortless qui me ressemble, j’aime autant le rap que la pop donc je crois que j’ai fait un mix de tout ça dans mes influences.


Quelle histoire se cache derrière ton titre « Papillons » ?

Dans mon titre Papillons je me parle à moi-même, c’est comme si j’avais déjà vu le film passer un milliard de fois et que je me prévenais de tout ce que j’allais vivre comme déceptions en amour.

En vérité les relations amoureuses qui ne marchent pas ont souvent beaucoup de points communs et j’en fais un peu l’énumération. J’aborde ces mésaventures avec beaucoup de recul et beaucoup d’ironie parce qu’au final rien de tout ça n’est grave, je suis encore là, tout va bien.


Ce qui est assez drôle c’est que chaque phrase du morceau est vraie, et je pense que beaucoup d’autres personnes pourront s’identifier à ces histoires. On s’est tous déjà coupé les cheveux après un chagrin d’amour. J’ai vraiment failli me tatouer le prénom de mon ex à 18 ans (heureusement que je ne l’ai pas fait au final).



Ma phrase préférée dans la chanson c’est : « parfois les plus moches sont les pires ». Déjà, premièrement elle me fait très rire, mais j’ai surtout observé chez beaucoup de mes amies et aussi par expérience personnelle que c’était un phénomène très courant alors méfiez-vous.

En bref, Papillons c’est une sorte de rétrospective amoureuse un peu foireuse que j’aborde avec un peu d’humour. C’est un clin d’œil à moi-même qui suis une drama queen.

Est-ce que tu écris principalement à partir de tes propres émotions et expériences ?

Il est impossible pour moi d’inventer des histoires que je n’ai pas vécues en chanson, et comme je n’ai que 25 ans, je n’ai pas non plus vécu mille vies.


Alors j’imagine que je peux aborder les mêmes sujets sous différents angles : l’amour, la solitude, la remise en question, l’anxiété, l’enfance… Bref, plein de choses qui me touchent dont j’ai envie de raconter mon point de vue.


Aujourd’hui, les réseaux sociaux peuvent lancer une carrière très vite. Comment tu vis cette exposition ?

Les réseaux sociaux c’est hyper aléatoire, ça laisse la chance à tout le monde de pouvoir s’exprimer et potentiellement exploser en un rien de temps, mais on devient aussi vite dépendant d’un algorithme assez bizarre, et ça peut aussi être démotivant pour certains.


Je pense qu’il faut juste poster sans se poser trop de questions, être spontané, juste kiffer et être AUTHENTIQUE.


J’essaye au maximum de prendre du recul avec les réseaux. Je poste ce que j’aime, ce qui me ressemble et tant mieux si les gens kiffent.


Moi je vis assez bien l’exposition, je ne suis pas quelqu’un de timide. J’essaye de répondre au maximum aux gens qui donnent de la force. Ma vie a changé parce qu’il y a plus de personnes maintenant qui écoutent ma musique mais en même temps je fais la même chose qu’avant, alors je ne vois pas trop la différence !


Quels artistes ou univers t’inspirent le plus, musicalement ou visuellement ?

Je ne pourrais pas parler de mes inspirations sans citer Angèle. Son premier album a marqué le grand public mais a aussi, je pense, influencé beaucoup d’artistes d’aujourd’hui.


Beaucoup d’artistes rap m’inspirent aussi comme Bekar, Orelsan ou encore Danyl.

J’écoute beaucoup de pop américaine comme Tate McRae, Zara Larsson, Addison Rae ou Charli XCX, donc ma musique est un mix de plein d’influences.


J’aime beaucoup l’univers de Adèle Castillon aussi, c’est une des artistes que je suis le plus d’ailleurs. Iliona, je la trouve super cool…


Mais je n’ai pas une artiste en particulier que j’idolâtre. J’essaye juste de faire ce qui me ressemble, ce qui me vient instinctivement.


Comment définirais-tu ton style aujourd’hui ?

Je pense que mon style vestimentaire permet aussi d’exprimer ma personnalité et mon identité visuelle.


J’ai toujours aimé la mode, sans être non plus à cheval sur toutes les tendances, mais j’aime porter de belles pièces. Je veux construire des looks en cohérence avec l’univers que je souhaite développer.


Pour définir mon style, j’aime ce côté cool kid effortless, tout en sachant rester féminine et affirmée quand il le faut.


Ton image reste très naturelle malgré l’exposition. C’est important pour toi de garder cette authenticité ?

C’est important pour moi de garder cette proximité avec mon public. On m’a découverte dans un contexte particulier, la Star Academy, où j’étais filmée à n’importe quel moment de la journée, sans filtre.


J’ai envie de conserver cette authenticité-là, ce lien direct et naturel avec les gens qui me suivent.

C’est aussi pour ça que j’ai lancé le concept des « Facetimes » sur Instagram, où je partage des moments de ma vie à travers des vidéos. L’idée, c’est qu’ils puissent mieux me connaître, comprendre mon quotidien et mon univers artistique.


Est-ce que tu préfères créer seule dans ton univers ou collaborer avec d’autres personnes ?

En ce qui concerne l’écriture, j’adore écrire seule, car cela me permet de me reconnecter plus profondément à mes émotions.


Je puise beaucoup mon inspiration dans la nostalgie et les souvenirs, donc c’est dans ces moments-là que j’arrive le plus facilement à me livrer à travers mes textes.


Récemment je me suis aussi ouverte à la co-écriture avec Web7. Je prends beaucoup de plaisir à partager ces moments avec lui. On trouve d’autres angles d’écriture que je n’aurais peut-être pas pensés toute seule, ou tout simplement parfois c’est plus sympa d’être à plusieurs et de viber en studio.


Lorsqu’il s’agit de donner vie à un morceau, mes compositeurs occupent une place essentielle. J’ai la chance d’être entourée d’une petite équipe extrêmement talentueuse, qui sont d’ailleurs devenus mes amis.


Ils parviennent à sublimer mes chansons en trouvant des sonorités et une atmosphère qui accompagnent parfaitement mes textes.


Petit à petit j’ai dessiné avec eux mon univers. J’ai exploré plein de styles différents avant de trouver ma patte, et on la définit encore plus de jour en jour. On évolue constamment.


Mes compositeurs Syre et MTS m’ont accompagnée depuis mes premiers pas dans la musique. On a vraiment construit mon identité ensemble et tout testé : RnB, pop urbaine, morceaux sur des productions rap…


Petit à petit, je me suis trouvée et je les ai emmenés avec moi dans la pop. C’était le style musical qui me correspondait le mieux, dans lequel j’avais le plus de facilité à m’exprimer et à être authentique.

J’ai fait la rencontre il y a quelques mois de Lowonstage et Mayeul Giraud qui ont joué un rôle très important dans la production de mon projet. Nos visions ont directement matché, on se complète très bien.


Les morceaux qu’on a composés ensemble sont tous très cool et me définissent parfaitement. Je n’ai qu’une hâte : pouvoir les partager au public et les chanter sur scène.


Quel est ton plus grand rêve aujourd’hui en tant qu’artiste ?

Mon rêve en tant qu’artiste, c’est avant tout de pouvoir rencontrer mon public à travers la scène.

Je pense que c’est vraiment dans ces moments-là qu’on réalise l’impact de son travail : voir des personnes aimer ta musique et chanter les paroles avec toi, c’est probablement la plus belle récompense pour un artiste.


Aujourd’hui, je travaille énormément sur différents projets, notamment sur la sortie de mon EP. J’ai envie de proposer quelque chose de sincère, qui me ressemble vraiment, et j’espère qu’il trouvera sa place auprès du public.


Qu’est-ce qu’on peut attendre de la suite pour EMMA ?

Plein de belles chansons encore, une super tournée pour rencontrer mon public, et de beaux moments de partage.


Un dernier mot pour les lecteurs de YRIS Magazine ?

J’espère que vous en aurez appris un peu plus sur moi. À très bientôt, plein de love.

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